L'Info Web du Roussillon

08 sep, 2010

Connexion



Qui est en ligne

Nous avons 3 invités en ligne

Recherche

INSCRIPTION NEWSLETTER

abonnés


Recevoir du HTML?

NEWS WEB INFOS GENERALES Galileo ou les déboires du GPS made in Europe

Galileo ou les déboires du GPS made in Europe

Note des utilisateurs: / 0
MauvaisTrès bien 

galileo_web

Pour avoir une chance d'être rentable, notre système de navigation par satellite devait impérativement être opérationnel en 2008. On en est loin...

Vous n'en avez peut-être pas conscience, mais, à l'heure où vous lisez ces lignes, les Chinois sont en train de nous piquer nos fréquences. Voilà pourtant plus de huit ans que, à notre demande expresse, l'autorité mondiale des télécommunications nous les a réservées tout ce qu'il y a d'officiellement. Sans ces canaux permettant de relier ses futurs satellites à la Terre, comment l'Europe pourrait-elle espérer bâtir un jour un système GPS bien à elle ? Eh bien, les Pékinois n'en ont cure. Non seulement la poêle à frire qu'ils ont envoyée il y a quelques mois dans l'espace ressemble étrangement aux engins que nous sommes en train de fabriquer, mais elle émet sur l'une de nos longueurs d'onde. «A moins de nous lancer dans une guerre nucléaire, il ne va pas être facile de l'en déloger», grince-t-on à la Commission européenne.
Un os de plus dans la soupe de Galileo ! Et ce n'est sans doute pas le dernier... Depuis son lancement, en 2000, ce programme spatial 100% bruxellois a glissé sur tant de peaux de banane qu'il semble avoir été victime d'un sortilège antillais.
Au départ, tout paraissait pourtant aller de soi. Il s'agissait, pour l'Europe, de s'affranchir de la domination américaine en créant son propre système de positionnement par satellites, concurrent du GPS. Rien n'empêche en effet aujourd'hui le Pentagone d'interrompre à tout moment les services de ce dernier, et de plonger du même coup le Vieux Continent dans le chaos.


Notre technologie n'avait rien à envier à celle des américains

On l'ignore souvent, mais, outre le guidage des automobilistes, le GPS sert en effet à synchroniser les trains, les transactions financières électroniques, les réseaux d'électricité, les Bourses et même, dans certains pays, les téléphones mobiles. Autant dire que la mise en orbite de la constellation Galileo ne serait pas un luxe pour notre souveraineté continentale.
L'Europe possédait d'ailleurs tous les atouts pour la réussir en temps et en heure. Du franco-italien Thales Alenia Space au franco-allemand EADS Astrium, en passant par l'anglais Logica, ses groupes industriels disposent largement des compétences nécessaires. Question technologie, les pointures de notre Centre national d'études spatiales (Cnes), qui ont mis au point des signaux plus performants que ceux du GPS, pourraient même en remontrer aux Américains...

 

Quant à la poignée de milliards indispensables (7 à 8 en comptant large, à répartir entre les 27 pays de l'UE, plus la Suisse et la Norvège), sa levée n'a jamais posé de problème. «Au début de l'opération, la France, l'Allemagne, l'Italie et même le Royaume-Uni se battaient pour payer, témoigne-t-on chez Thales. Ils voulaient tous devenir chef de file du projet.»

(Ref: Capital.fr)

NEWS WEB - INFOS

VIDEO WEB GAG

Get the Flash Player to see this player.